Écoute alterner les activités.
Lorsque cela est possible, organiser la journée pour ne pas enchaîner plusieurs heures de tâches réalisées dans la même position. Le bon réflexe : ne pas attendre d’avoir mal pour bouger.
Démarche prévention
Rester assis ou immobile pendant de longues périodes est devenu courant dans de nombreuses activités professionnelles. Travail sur écran, réunions, conduite, surveillance, certaines tâches d’assemblage… les situations concernées sont nombreuses. Les postures sédentaires ne sont pourtant pas une fatalité. En agissant sur l’organisation du travail, l’aménagement des espaces et les habitudes de travail, il est possible de réduire l’exposition et de favoriser davantage de mouvement au cours de la journée.
De quoi parle-t-on ?
Une posture sédentaire correspond à une posture assise ou allongée, maintenue dans le temps et associée à une très faible dépense énergétique.
Au travail, elle peut notamment concerner les salariés qui travaillent sur écran, participent à de longues réunions, conduisent ou réalisent certaines tâches nécessitant de rester assis.
Deux éléments sont particulièrement importants pour évaluer l’exposition : la durée des périodes passées sans interruption en posture sédentaire et la durée cumulée sur l’ensemble de la journée.
Pourquoi faut-il s’en préoccuper ?
Une exposition prolongée aux postures sédentaires est associée à différents effets sur la santé, notamment des troubles musculosquelettiques et des risques cardiovasculaires ou métaboliques.
Le risque peut être d’autant plus difficile à percevoir que la position assise est souvent considérée comme confortable. Pourtant, rester longtemps dans la même position, sans interruption, peut avoir des effets sur la santé.
Comment identifier les situations sédentaires ?
La première étape consiste à repérer les situations dans lesquelles les salariés restent longtemps assis ou immobiles.
Il ne s’agit pas seulement de compter le nombre d’heures passées assis. Il faut également regarder comment le travail est organisé : durée des réunions, enchaînement des tâches, déplacements possibles, possibilités de changer de position, utilisation des outils numériques…
Cette analyse permet d’identifier les périodes particulièrement longues et les situations dans lesquelles il est difficile pour les salariés de bouger.
L’INRS recommande d’intégrer cette exposition dans l’évaluation des risques et dans le DUERP.
Comment agir dans l’entreprise ?
La prévention repose sur deux objectifs complémentaires : interrompre régulièrement les périodes passées en posture sédentaire et réduire autant que possible leur durée cumulée au cours de la journée.
L’INRS propose comme repères de favoriser une rupture des postures sédentaires idéalement toutes les 30 minutes et de limiter la durée cumulée idéalement à moins de 5 heures par jour. Ces valeurs constituent des repères de prévention et doivent être adaptées aux situations de travail.
Pour agir, l’entreprise peut notamment revoir l’organisation des réunions, favoriser l’alternance des tâches, permettre davantage de déplacements ou adapter les espaces et équipements de travail.
L’objectif n’est pas simplement de demander aux salariés de « bouger plus », mais de créer les conditions qui leur permettent de bouger davantage dans le cadre de leur travail.
Quelles sont les bonnes pratiques ?
Tous les produits chimiques (substances et mélanges) doivent présenter une étiquette de danger conforme au règlement CLP (« Classification, Labelling and Packaging »). Impliqué dans le commerce des produits chimiques ou simple utilisateur, vous êtes concernés. Retrouvez toutes les explications pour vous aider à mettre en œuvre et à expliquer les prescriptions réglementaires en matière d'étiquetage des produits chimiques.

Lorsque cela est possible, organiser la journée pour ne pas enchaîner plusieurs heures de tâches réalisées dans la même position. Le bon réflexe : ne pas attendre d’avoir mal pour bouger.
Profiter des échanges, des tâches ou des temps de transition pour marcher plutôt que rester systématiquement à son poste.
Éviter de rester assis sans interruption pendant de longues périodes. Se lever, marcher ou changer de position permet de rompre la posture sédentaire.
Lorsque le contenu de la réunion s’y prête, privilégier des formats qui permettent de changer de position ou de se déplacer.
L’aménagement du poste et le choix des équipements peuvent faciliter les changements de position et limiter certaines contraintes.
Le travail à domicile peut favoriser des périodes prolongées assises. Il est donc important d’y conserver les mêmes réflexes de variation des positions et des activités.
Zoom sur une idée reçue
Pratiquer une activité physique, même régulièrement, est bénéfique pour la santé mais ne suffit pas à compenser les effets d’un temps excessif passé en posture sédentaire. La prévention des postures sédentaires doit donc agir directement sur les conditions de réalisation du travail : organisation, environnement, équipements et possibilité de varier les activités. Bouger pendant sa pause est une bonne habitude. Mais cela ne remplace pas la prévention de la sédentarité pendant le temps de travail.
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PRESTAL peut vous accompagner dans l’identification des situations de travail exposant aux postures sédentaires et dans la recherche de solutions adaptées à votre activité.L’analyse du travail permet de déterminer les actions les plus pertinentes : évolution de l’organisation, aménagement des espaces, adaptation des équipements ou sensibilisation des salariés.
Nous contacterNotre FAQ
Retrouvez ici des réponses franches sur le risque chimique en entreprise.
Le risque dépend notamment de la durée et de la répétition des périodes passées assis ou immobile. L’objectif est de les interrompre régulièrement et de varier les activités.
Non. Une posture adaptée est importante, mais aucune position ne doit être maintenue trop longtemps. La variation est essentielle.
Pas complètement. Un poste bien aménagé réduit certaines contraintes, mais il reste nécessaire de changer régulièrement de position et d’activité.
Non. L’activité physique est bénéfique mais ne compense pas un temps de travail très sédentaire. La prévention doit également agir sur les situations de travail.
Les 30 minutes constituent un repère de prévention proposé par l’INRS, et non une obligation réglementaire imposant une pause à intervalles fixes. L’objectif est de rechercher, en fonction de l’activité, les moyens de rompre régulièrement les périodes sédentaires.
Non. Elles peuvent être présentes dans de nombreux métiers dès lors qu’une activité impose de rester assis ou immobile pendant une durée importante.
La santé au travail est un vaste sujet, et on vous aide à y voir plus clair, retrouvez toutes nos thématiques.
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