Identifier les situations à risque.
Repérer les activités pour lesquelles une baisse de vigilance, des réflexes diminués ou une perception altérée des risques pourraient avoir des conséquences importantes.
Démarche prévention
Alcool, tabac, cannabis et autres substances psychoactives peuvent affecter la santé et la sécurité au travail en altérant la vigilance, la concentration ou le sommeil. La prévention ne concerne pas seulement la dépendance : elle consiste à repérer les situations à risque, agir sur les conditions de travail, sensibiliser et accompagner les salariés.
De quoi parle-t-on ?
Une pratique addictive désigne une consommation ou un comportement susceptible d’entraîner une perte de contrôle et d’avoir des conséquences sur la santé ou la vie professionnelle. Au travail, les principales substances psychoactives concernées sont notamment l’alcool, le tabac, le cannabis, les autres drogues et certains médicaments. Une consommation peut présenter des risques sans qu’il y ait nécessairement dépendance.
Pourquoi faut-il s’en préoccuper ?
Les substances psychoactives peuvent altérer la vigilance, les réflexes, la concentration ou le jugement. Elles peuvent également favoriser la fatigue et perturber le sommeil. Ces effets peuvent augmenter les risques d’erreur ou d’accident, notamment lors de la conduite, de l’utilisation de machines, du travail en hauteur ou de toute activité nécessitant une vigilance particulière.
La prévention des addictions repose sur une démarche collective. Elle ne consiste pas uniquement à rappeler les règles concernant la consommation d’alcool ou de substances psychoactives.
L’entreprise peut notamment identifier les situations de travail à risque, agir sur les facteurs professionnels, informer les salariés et définir les modalités de prise en charge d’une situation à risque.
Une attention particulière doit être portée aux postes pour lesquels une baisse de vigilance peut avoir des conséquences importantes : conduite, machines, travail en hauteur, travail isolé…
L’objectif n’est pas de stigmatiser les personnes, mais de prévenir les risques pour la santé et la sécurité de tous.
Les bonnes pratiques

Repérer les activités pour lesquelles une baisse de vigilance, des réflexes diminués ou une perception altérée des risques pourraient avoir des conséquences importantes.
Informer sur les effets des substances psychoactives et leurs conséquences possibles sur la vigilance, le sommeil, la conduite et la sécurité au travail.
Identifier les facteurs professionnels susceptibles de favoriser certaines consommations : stress, horaires atypiques, travail de nuit, isolement ou charge de travail importante.
Les règles concernant la consommation d’alcool et de substances psychoactives doivent être connues des salariés et adaptées aux risques liés à l’activité.
Lorsqu’un salarié semble ne plus être en capacité de travailler en sécurité, la priorité est de prévenir le risque pour lui-même et pour les autres.
Une difficulté liée à une consommation peut nécessiter un accompagnement. Le service de prévention et de santé au travail peut contribuer à informer, conseiller et orienter le salarié. Le bon réflexe : prévenir les risques sans juger les personnes.
Zoom sur une situation à risque
La conduite professionnelle nécessite une vigilance et des capacités de réaction importantes. L’alcool, le cannabis et certaines autres substances peuvent altérer les réflexes, la concentration, la perception des risques ou la coordination.
La consommation de certains médicaments peut également provoquer une somnolence ou une diminution de la vigilance. Avant de conduire, il est donc essentiel de s’assurer que son état permet de prendre le volant en toute sécurité.
L’entreprise peut également intégrer le risque lié aux conduites addictives dans sa démarche de prévention du risque routier professionnel.
Nos équipes et le service de prévention accompagnent l’entreprise et les salariés face aux pratiques addictives. Il aide à identifier les risques et à mettre en place des actions adaptées.
Nous contacterNotre FAQ
Retrouvez ici des réponses franches sur le risque chimique en entreprise.
Non. Le risque dépend notamment de la consommation, du moment où elle intervient et de l’activité réalisée. Une consommation antérieure au travail peut toutefois avoir des effets persistants sur la vigilance ou les capacités.
La consommation d’alcool sur le lieu de travail est encadrée par le Code du travail. Dans certaines situations, l’employeur peut limiter ou interdire les boissons alcoolisées lorsque leur consommation est susceptible de porter atteinte à la santé ou à la sécurité des salariés.
La priorité est de prévenir le risque. Le salarié ne doit notamment pas conduire ou réaliser une tâche dangereuse si son état n’est pas compatible avec la sécurité. L’entreprise doit appliquer les procédures prévues et solliciter les interlocuteurs compétents.
Oui. Certains médicaments peuvent provoquer une somnolence, diminuer la vigilance ou ralentir les réflexes. Il est important de respecter les recommandations du médicament et de demander conseil à un professionnel de santé en cas de doute, notamment avant de conduire.
Oui. Le tabac est une substance psychoactive addictive et constitue un enjeu important de santé. L’entreprise peut notamment profiter d'actions nationales comme le Mois sans tabac pour sensibiliser et accompagner les salariés.
Certaines situations de stress ou de difficultés professionnelles peuvent contribuer à certaines consommations. Cela ne signifie pas que le travail est systématiquement à l’origine d’une addiction. La prévention consiste notamment à identifier les facteurs professionnels susceptibles d’y contribuer.
Non. Les risques liés aux substances psychoactives ne sont pas uniquement liés à une situation de dépendance. Une consommation ponctuelle peut également avoir des conséquences sur la vigilance, les réflexes, le sommeil ou la capacité à évaluer les risques, selon le produit consommé, la quantité et le moment de consommation. En prévention, c’est donc aussi la situation de travail et ses exigences qui doivent être prises en compte.
Non. Il n’est pas nécessaire d’être dépendant pour demander conseil ou bénéficier d’un accompagnement. Un professionnel de santé peut aider à évaluer la situation et orienter vers les ressources adaptées.
La santé au travail est un vaste sujet, et on vous aide à y voir plus clair, retrouvez toutes nos thématiques.
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