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Démarches prévention

Vos seins, vous les voyez souvent. Mais les regardez-vous vraiment ?

  • 21/09/26

Chaque année, Octobre Rose remet le cancer du sein sur le devant de la scène. Mais la prévention, elle, ne dure pas un mois. Connaître ses seins, repérer un changement et savoir quand consulter : quelques réflexes simples peuvent faire la différence.

On les voit dans le miroir. On les habille. On les connaît depuis toujours. Pourtant, savons-nous vraiment à quoi ils ressemblent habituellement ?

Une forme qui change, une petite boule, un mamelon qui se rétracte, une peau qui se modifie… Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Mais un changement inhabituel mérite d’être montré à un professionnel de santé.

Avec plus de 61 000 nouveaux cas estimés chaque année en France, le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez les femmes. Près de 80 % des cas surviennent après 50 ans. Mais détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10.

Avant 50 ans

30 secondes pour mes seins

Avant 50 ans, en l’absence de risque particulier, il n’y a pas de mammographie de dépistage systématique. En revanche, à partir de 25 ans, un examen clinique annuel des seins par un professionnel de santé est recommandé.

Entre deux consultations, un réflexe simple : connaître ses seins et remarquer ce qui change.

Devant le miroir, sous la douche ou en s’habillant, quelques secondes suffisent. Pas pour poser soi-même un diagnostic, mais pour pouvoir répondre à une question : « Est-ce que quelque chose a changé ? »

Une grosseur, une modification de la forme du sein, une peau inhabituelle, un mamelon qui change d’aspect ou un écoulement doivent conduire à consulter. Quel que soit votre âge, n’attendez pas le prochain dépistage si vous remarquez quelque chose d’inhabituel.

Les chiffres clés à retenir

3 chiffres pour comprendre pourquoi le dépistage reste essentiel

Le cancer du sein touche encore de nombreuses femmes, mais lorsqu’il est détecté tôt, les chances de guérison sont très élevées. Pourtant, la participation au dépistage organisé reste insuffisante, y compris en Aveyron et dans le Lot. Trois chiffres permettent de mesurer l’enjeu.

1 femme sur 8

sera concernée par un cancer du sein au cours de sa vie. Un chiffre qui rappelle à quel point la prévention et la vigilance concernent chacune d’entre nous.

9 cancers sur 10

peuvent être guéris lorsqu’ils sont détectés tôt. D’où l’importance de connaître son corps, de repérer les changements inhabituels et de réaliser les examens recommandés.

47,5 % seulement

des femmes concernées ont participé au dépistage organisé en 2025. Malheureusement, nous sommes dans cette moyenne en Aveyron et dans le Lot.

Le bon rythme après 50 ans

Tous les deux ans, pensez à votre mammographie

À partir de 50 ans, les femmes sans symptôme ni risque particulier sont invitées tous les deux ans à participer au dépistage organisé du cancer du sein.

La mammographie est prise en charge à 100 % sans avance de frais. Si elle est jugée normale après une première lecture, elle bénéficie aussi d’une seconde lecture par un autre radiologue, pour repérer d’éventuelles anomalies passées inaperçues.

Le bon réflexe
Vous avez reçu votre invitation ? Ne la gardez pas pour plus tard : prenez rendez-vous. Deux ans passent vite, et le dépistage permet justement de rechercher une anomalie avant l’apparition de symptômes.

Tip : pensez à apporter vos anciennes mammographies pour permettre au radiologue de comparer les images dans le temps.

Prévention et vie professionnelle

Et le travail dans tout ça ?

Le travail peut aussi avoir une influence sur notre façon de prendre soin de notre santé. Horaires contraints, déplacements, travail en équipe : un rendez-vous médical est parfois facile à remettre à plus tard.

Certaines organisations du travail interrogent également directement la prévention. Le travail de nuit est ainsi classé par le CIRC comme « probablement cancérogène pour l’être humain ». Les données concernant le cancer du sein appellent toutefois à la prudence : elles montrent une association possible, sans permettre d’établir qu’une travailleuse de nuit développera un cancer.

Il n’existe donc pas de dépistage spécifique systématique pour les travailleuses de nuit. En revanche, ne laissez pas vos horaires devenir un obstacle à votre suivi. Et lorsque votre organisation de travail complique votre santé ou votre prévention, parlez-en à votre équipe de santé au travail.

La prévention, toute l’année

Un mois pour en parler, toute l’année pour y penser

On peut connaître par cœur son agenda professionnel, les rendez-vous des enfants, ses prochaines vacances… et repousser celui qui concerne sa propre santé. Pour prendre soin des autres, il faut d’abord prendre soin de soi.

Avant 50 ans, apprenez à connaître vos seins. À partir de 50 ans, ne laissez pas passer votre dépistage. Et à tout âge, un changement inhabituel mérite un avis médical.

Alors ce mois-ci, une seule question : Vos seins, vous les voyez souvent. Mais les regardez-vous vraiment ?

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